Cette saison démarre avec une nouvelle aventure : La Nuit Juste Avant les Forêts de Bernard-Marie Koltès, mise en scène par Clotilde Labbé avec Samuel Desfontaines.

Ce texte est un corps à corps, mots contre maux, orchestré par Bernard Marie Koltès de sa plume exceptionnelle. Le miroir de l’âme d’un personnage en lutte contre les éléments, la pluie incessante qui semble s’infiltrer en lui et créer un fleuve de paroles intarissable.

Samuel Desfontaines, La nuit juste avant les Forêts, de B.-M. Koltès, mise en scène Clotilde Labbé crédit Photo : Emilie Sfez

C’est une descente intense dans l’intime et la solitude, une performance explosive de sensibilité et de violence, de colère et de tendresse, d’incompréhension et de survie ; Un cri qui vient du cœur de la colère et du silence, révélateur des dysfonctionnements contemporains. Un oscillement du personnage entre la folie et l’hyper lucidité, funambule de la rue et de la ville léger comme l’air et lourd comme du plomb. C’est un miroir tendu au spectateur qui interroge intimement notre rapport au monde et à l’autre, à l’amour, au bonheur , à l’injustice, aux liens familiaux, aux extrémismes qui se faufilent. Passant d’une idée à l’autre, le spectateur peut se perdre dans ses pensées, un slalom exigu dans les profondeurs de la solitude et du silence mais se retrouvera, traversé par des questionnements indispensables et toujours d’actualité.

 

Des résidences de La nuit juste avant les forêts pour cette saison :

du 4 au 8 novembre : Centre Socio-culturel Grâce de Dieu à Caen

du 6 au 10 janvier 2020 au Ateliers intermédiaires à Caen. Restitution le 10 janvier 15h

Samuel Desfontaines, La nuit juste avant les Forêts, de B.-M. Koltès, mise en scène Clotilde Labbé crédit Photo : Emilie Sfez
nous étions en résidence du 7 au 11 octobre à la Centrifugeuz à Caen.

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